Vivre avec 250 € par mois, est-ce tolérable ?
Notre président voyage à grands frais (avec l'argent du contribuable), il termine son mandat de président de l'Union Européenne par un voyage au Brésil qui permet à Carla de renouer avec sa famille brésilienne (conjugaison de visite officielle et de visite privée), qui paiera la facture ? Il s'est fait attribuer par décret une augmentation de 9,2 millions d'€ pour le budget de l'Elysée.
Se serrer la ceinture, comme la majorité de la population française, ne semble pas être la préoccupation majeure de notre président , la crise lui, il ne connaît pas.
Cette colère ou plutôt cette révolte que m'inspirent ce manque d'intérêt pour ce peuple de France, ce mépris et cette indifférence pour les gens des classes défavorisées grandit de jour en jour, surtout quand j'entends les discours de notre président et ceux de certains de ses ministres, tout aussi indifférents au sort de la population tant ils sont éloignés des problèmes de leurs concitoyens, eux qui mènent grand train de vie. Ils devraient pendant un mois vivre dans les mêmes conditions que certains des citoyens les plus défavorisés. Cet exercice serait un apprentissage sur le terrain, dans la réalité des choses pour tous ces beaux esprits qui prennent la majorité des Français pour des crétins, en cherchant à leur faire gober n'importe quoi.
Je l'ai déjà dit et je le redis, je suis surprise de l'inertie et du fatalisme de la majorité des électeurs de Monsieur SARKOZY, qui met la France en péril, il n'y a pas que la crise subie par la majorité des nations, il y avait bien avant un déficit colossal que l'on a accru et que l'on accroît avec des mesures peu porteuses pour l'ensemble des ménages.
Martin Hirsch, Haut Commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté, a fait réaliser par le CREDOC, un premier baromètre social pour évaluer les effets de la crise sur la population pauvre de France.
1 000 personnes ont répondu à 80 questions sur les conséquences de la crise. Il en ressort que le budget est de plus en plus serré pour tous mais particulièrement pour les plus pauvres. 70% d'entre eux déclarent ainsi qu'avec le revenu total dont ils disposent, ils s'en sortent difficilement, contre 32% dans l'ensemble de la population. Et pour 61% des ménages pauvres interrogés, les remboursements des crédits pèsent de plus en plus, contre 43% de la population totale. Parmi les ménages pauvres, 16% sont en situation de surendettement (7% de la population interrogée). Selon les statisticiens, est considéré comme «pauvre» une personne dont le revenu est inférieur à 60% du revenu médian (1), soit 880 euros par mois en 2006.
«Une fois toutes les dépenses fixes payées (loyer, énergie, alimentation, etc.), il ne reste plus que 250 euros par mois de «reste à vivre» pour 56% de ces ménages», insiste Matthieu Angotti, directeur du département Evaluation des politiques sociales. Et pour 15% d'entre eux, le résultat est même négatif, les obligeant à s'endetter pour faire face aux dépenses courantes, selon le dernier baromètre social du Credoc.
Signe d'aggravation de la situation pour les plus pauvres, les restrictions sont plus nombreuses depuis trois mois, selon le Credoc. Ainsi, 52% des ménages pauvres ont annulé ou retardé une dépense importante (40% de la population) et 51% se sont imposés des restrictions plus importantes que d'habitude. Pour l'ensemble de la population, les principales restrictions s'exercent sur les vacances et les loisirs, l'habillement et l'électroménager. Trois postes que l'on retrouve parmi la population pauvre en plus des dépenses de téléphone (69%), d'alimentation (66%) et les soins médicaux (31%). Ils sont 31% à avoir reporté des soins dentaires, contre 15% de la population. Et pour Noël, 59% des plus pauvres dépenseront moins, contre 48% de la population.
Les effets dévastateurs de la crise, une mauvaise gestion de l'économie avec des mesures plus favorables pour les plus nantis par l'ensemble de la majorité présidentielle vont malheureusement accroître en 2009 la paupérisation de la société.
Un seul exemple qui devrait être suivi par d'autres collectivités territoriales et qui devrait indiquer la voie à suivre à nos gouvernants, celui du Conseil Général du Gers qui réduit les frais de représentation, de réception et qui utilisera cet argent, celui des contribuables, pour la solidarité, conscient des difficultés que connaissent ses habitants.
Que cette prise de conscience soit suivie de beaucoup d'autres en France car nos politiques ne donnent pas toujours un bon exemple, surtout en période de grande restriction pour la majorité de la population. Nous voyons aussi cela dans nos départements, comme à Tarbes, avec l'augmentation des indemnités des élus, les pertes à cause de mauvais choix, etc...
Je voudrais terminer cet article avec une pensée, qui ne suffira pas effacer ou à atténuer leur détresse, pour tous ces gens qui vivront Noël comme un autre jour de l'année avec la crainte du regard de leur conjoint ou de leurs enfants parce qu'ils n'auront pas pu leur faire de cadeaux ou leur acheter des gourmandises. Que peut-il y avoir de plus terrible pour un être humain que le non-partage ou l'impossibilité de donner ?