Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Entre Vous et Moi , blog d'Eliane PERUS Réflexions et commentaires sur l'actualité, la politique, la culture, la spiritualité. Mes coups de coeur, mes coups de colère, mes passions , mes révoltes et parfois mon impertinence

François BAYROU et le Parti Socialiste

Eliane PERUS

François Bayrou, au coeur du débat socialiste. Après l’entre-deux tours de la présidentielle, après ceux des législatives et des municipales, voilà que le président du MODEM est au centre de ceux du congrès du PS.  Pour une fois, ce n’est pourtant pas par Ségolène Royal - arrivée en tête avec 29 % des suffrages socialistes - que le scandale centriste arrive. Mais par ses adversaires pour l’occasion associés, qui tentent d’ériger la question de l’alliance avec le Modem en casus belli susceptible de faire échouer le camp Royal dans sa conquête du parti. Ségolène n'aura pas les mains libres.

Bertrand Delanoë arrivé en deuxième position avec 25 % des voix a   donné le ton, dans un communiqué rédigé dans la nuit de jeudi, après le vote : «Je crois plus que jamais indispensable de servir l’ambition d’un grand PS, authentiquement de gauche», écrivait le maire de Paris. Ce qui «exclut toute perspective d’alliance avec un parti qui ne s’assumerait pas clairement de gauche».

 Dans le  camp de Benoît Hamon - quatrième avec 19 % des suffrages on s'engouffre dans la brèche. «Ségolène Royal porte peut-être l’aspiration au changement, mais aussi une ligne stratégique d’alliance avec le Modem et elle réunit à peine 30 % des voix», a déclaré, dans le Parisien, hier, Henri Emmanuelli, proche d’Hamon. Les autres motions, qui restent fidèles au rassemblement de la gauche, représentent 70 % du parti.» Et le député des Landes, qui «ne voit pas l’avenir du PS dans une alliance avec le centre droit», de proposer la constitution d’une triple entente Aubry-Delanoë-Hamon pour faire barrage à l’ex-candidate, expliquant que ceux-ci «sont d’accord sur l’essentiel : l’opposition à un contrat de gouvernement avec le centre».

Les partisans de Martine Aubry - troisième avec 24 % - ne sont pas clairement montés à l’assaut sur ce seul thème, la maire de Lille ayant elle-même ouvert sa majorité municipale au Modem. S’ils ont usé de l’argument, c’est en l’agrémentant de doutes savamment distillés sur l’incohérence supposée du camp Royal. «Nous sommes favorables à une rénovation qui ne soit pas une dénaturation du PS, de ses alliances, écrit sur son blog le député de Paris Jean-Christophe Cambadélis. […] On avouera qu’entre ce que dit Manuel Valls et ce que propose Julien Dray, voire Vincent Peillon, il y a un gap que Ségolène Royal devrait clarifier pour faire une majorité.» Un partisan d’Aubry préfère ainsi mettre en avant, autant que la question du rapport à François Bayrou, le «côté incontrôlable» de Ségolène Royal : «Elle peut un jour amener un rugbyman au bureau national, faire un Zénith ou aller sonner chez Bayrou parce qu’elle trouve ça sympa !»

Hier, la principale intéressée jouait le contre, en expliquant que la question des relations avec le Modem «ne doit pas servir de prétexte» pour «justifier un refus de convergences». Du côté de l’équipe de Ségolène Royal, on a toujours, au chapitre centriste, crié au mauvais procès en expliquant que, loin de proposer un renversement d’alliances, on donnait priorité au rassemblement de la gauche. La motion E se borne d’ailleurs, prudemment, à proposer d’élargir celui-ci à «tous les démocrates qui partagent des valeurs communes avec nous.» 

«Soit Ségolène met de l’eau dans son vin sur le Modem, ce qui reviendrait à se déjuger, estime Bruno Julliard, proche de Hamon. Soit je ne donne pas cher de sa capacité à faire une majorité au PS.» Reste que la Poitevine, qui a à la fois de la ressource et une indéniable capacité de mouvement, n’en est plus à une habileté près. Commentaire d’un élu : «Elle est tout à fait capable de dire : "Il n’y a que ça qui vous gêne ? Mais ce n’est plus du tout de saison aujourd’hui !" Le parti vaut bien une messe…»

 Il semblerait que Ségolène ROYAL ait choisi de se présenter.

Que pense François BAYROU de tout cela ? Il s'est exprimé le vendredi 7 novembre et a  estimé  qu'"une période trouble s'ouvre au PS" après le vote des militants marqué, selon lui, par "un vaincu et pas de vainqueur", jugeant que les perdants sont ceux qui refusaient "tout contact" avec son parti, le Mouvement Démocrate.

A suivre......

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commentaires